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L'absinthe Helfrich en est déjà à sa troisième version. Le coup d'envoi fut donné avec la Muse de France N°5 en 2005, à laquelle succédèrent deux cuites produites par la distillerie hollandaise Rijneveen. Après ces échauffements, Serge Helfrich, absintheur renommé et distillateur clandestin jusqu'à aujourd'hui, a décidé de passer aux choses sérieuses et a donc ouvert sa propre distillerie pour produire son absinthe. Bien lui en a pris puisqu'il assure maintenant toutes les étapes de la production de cette absinthe dont il a mis au point la recette. |

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NEZ Citronné et aromatique. La mandarine est notable et des parfums rappelent le Royal Combier s'invitent.
TROUBLE La couleur jaune-vert se trouble de manière très opaque. On voit bien les huiles se former à la surface de l'absinthe, ce qui est toujours bon signe.
BOUCHE Diluée à 1.3. La fraîcheur fruitée et acidulée de la mandarine se retrouve en première bouche, bien charpentée par une grande absinthe amère. L'arrière bouche reste bien dans le fruit et rappelle un peu la pulpe de pamplemousse pour son amertume fruitée. L'anis vert, sensible, reste discret. On songe à la Montmartre avec qui le cousinage est évident, mais qui privilégie la douceur lorsque cette Helfrich déchaîne ses arômes.
FINALE Une finale acidulée qui reste dans les plantes.
EN BREF Une conjugaison atypique pour cette absinthe étonnante par son aspect fruité et herbeux. Le développement aromatique est brutal, les arômes sont vifs mais cette brusquerie se marie bien avec le profil d'amertume fruitée de cette hollandaise prometteuse. Les arômes devraient calmer leur ardeur (l'absinthe n'a que quelques mois) : les amateurs d'absinthes de caractère la gouteront tout de suite, les timides attendront un peu !
Conseillé aux : Novices Amateurs Connaisseurs
Monsieur Santiago |
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