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Les Absinthiades 2003 de Pontarlier se sont tenues les 4 et 5 octobre au théâtre Bernard Blier. Si l’ouverture des portes était annoncée à 11 heures du matin, elle était en réalité réservée aux riches collectionneurs puisque de 11h à midi, l’entrée ne coûtaient pas moins de 50 €, contre 2,50 € ensuite ! Une démarche qui n’a pas été très appréciée par l’ensemble des visiteurs d’ailleurs.
Une avalanche d'antiquités
Quoi qu’il en soit, à midi, tout le monde a été mis d’accord et les portes du théâtre ont enfin été ouvertes ! A la vue du visiteur ébloui s’offraient pas moins d’une douzaine de stands d’antiquaires, un stand dédié à la vente de livres, le stand de la société Frenchman proposant ses répliques de cuillers et une pièce entière réservée à l’exposition de toutes les bouteilles d’absinthes vendues de par le monde : pas moins d’une centaine différentes ! Les stands des antiquaires proposaient évidemment une incroyable collection d’objets de toutes sortes : cuillers (notamment un seul exemplaire de La feuille d’absinthe, proposée à 1400 €), verres, affiches, brouilleurs, cartes, fontaines (une bonne vingtaine), pyrogènes, carafes, pinces à sucre, topettes, etc. Il y avait là des pièces assez classiques et d’autres plus étonnantes.
Les prix flambent
ce fut l’occasion de voir que le marché des collectionneurs n’a pas encore retiré tous les objets de la vente, mais que les prix sont en train de flamber. Impossible par exemple de trouver une cuiller d’époque à moins de 30 €, quant aux objets de choix (fontaines, affiches), il fallait débourser plusieurs milliers d’euros pour en faire l’acquisition. Si l’année dernière une fontaine ne restait pas longtemps sur les tables, elles sont cette fois resté en place jusqu’au lendemain et la majeur partie n’a pas été vendue. Cela laisse augurer d’une baisse des prix à venir.
Les visiteurs
Cette édition des Absinthiades a évidemment attiré de nombreux collectionneurs français et suisses, toujours à la recherche d’objets rares et chers. D’autres personnalités du milieu avaient également fait le déplacement puisque Marie-Claude Delahaye et Benoït Noël dédicaçaient leurs livres tandis que Dominique Benoît-Gonin, maire-adjoint de Pontarlier, saluait les visiteurs. Nous avons aussi eu le plaisir de croiser Peter Shaf et Ted Breaux (toujours en quête d’une distillerie pour produire ses répliques d’absinthes d’époque), ainsi que Phil du Comptoir Frenchman dont le stand de répliques de cuillers ne désemplissait pas ! Marcus Lion, de la boutique on-line Laféeverte avait également fait le déplacement, tout comme l’équipe de Alandia.
Expositions
Parallèlement aux stands de collectionneurs, deux expositions étaient organisées : une consacrée à la plante absinthe et une à l’absinthe militaire, tandis que des projections du film « Au temps de la fée verte » étaient également proposées. Bref, de quoi occuper pleinement le temps des visiteurs !
Distillerie prises d'assaut
Les deux distilleries de Pontarlier (Emile Pernot et François Guy) sont évidemment restées ouvertes le week-end : l’occasion pour Les Fils d’Emile Pernod de faire visiter leur distillerie et faire déguster aux curieux « Un Emile 68 » verte et blanche, désormais disponibles à la vente en France. Les amateurs se sont évidemment jetés dessus, certains repartant carrément avec des cartons pleins ! Alors que nous regrettions de ne pas trouver «Un Emile 68 Sapin» (exclusivité de Liqueurs de France), on nous a fait goûter un mélange d’ «Un Emile 68» et de la liqueur « Un Sapin » : le goût de ce mélange à révélé un cousinage certain avec « Un Emile Sapin » ! Comme quoi, à cœur vaillant, rien d’impossible ! |
Cliquez sur les miniatures pour agrandir (photos prises à l'édition 2003)










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