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NEZ Un parfum fruité et herbacé très étonnant dans une absinthe.

TROUBLE L'absinthe déjà vert clair tire sur le jaune avec l'adjonction d'eau. Le trouble est exceptionnel à regarder : des volutes nuageuses paradent au fond du verre. Digne du trouble des absinthes Jade.

BOUCHE Diluée à 1.3. Les notes citronnées et fruitées décelées au nez viennent en premier avec un gout de canelle très distinct. Suivent une pointe de menthe qui donne une note de grande fraîcheur et une grande absinthe qui va en s'accentuant. Les écorces de citron et d'orange amènent un coté fruité prononcé. Au final, une bouche surprenante de fraîcheur fruitée amère.

FINALE C'est le fruit un peu acide qui perdure : toujours l'écorce de citron, d'orange, la mélisse et la grande absinthe... Le goût de canelle du début a disparu et s'avère constituer une entrée en matière très originale.

EN BREF L'absinthe Montmartre prend le risque de mettre l'absinthe en veilleuse pour laisser parler d'autres plantes aromatiques. La dominante est fruitée et citronnée, mais l'amertume est pourtant maintenue, qui rivalise avec l'acidité des agrumes et de la mélisse. La Montmartre vaut le détour pour sa spécificité (et ses effets relaxants étonnants !) qui n'en font pas une absinthe de consommation courante mais qui plutôt une vraie curiosité, comme sa cousine la Helfrich.
A conseiller aux : Novices Amateurs Connaisseurs
Monsieur Santiago
Actuellement, c'est la seconde édition que l'on trouve dans le commerce, reconnaissable à sa capsule (le bouchon n'est plus ciré). La seconde édition bénéficie d'une meilleure balance aromatique.

Photo de la Montmartre troublée (Voyage dans un verre Cordon) |