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Le saviez-vous ?
Une purée ou une purée bien tassée : une absinthe diluée avec très peu d'eau (souvent une part d'eau pour une part d'absinthe).
 
La Fée Verte se joue d'un généalogiste par Benoît Noël | Version imprimable |
Soumis par Benoît Noël   
05-11-2009
Index de l'article
La Fée Verte se joue d'un généalogiste par Benoît Noël
Qui est la mère Henriod ?
L\'identification de la femme Henriod
Petitpierre, Henriod
Le rôle de Marguerite
Les recettes d\'absinthe
Marguerite Henriod est la Mère Henriod ?
En conclusion
Benoît Noël
***
 
Dans une publication confidentielle imprimée par l’ami Jean Franck (éditeur du regretté fanzine, La Fée Vagabonde) : Verte ou bleue… L’absinthe à Couvet – Enquête sur les pionniers et Anciennes distilleries d’absinthe de Couvet, Couvet, Valoffset, 2009, Jacques Kaeslin reprend l’examen d’un copieux dossier. Hélas, il apporte très peu de neuf aux solides études de Pierre-André Delachaux (L'absinthe au Val-de-Travers : recherches sur ses origines, La revue historique neuchâteloise, janvier-mars 1997) ou d’Éric-André Klauser (Fête de l'Absinthe de Boveresse, cinq plaquettes publiées de 1998 à 2002) qu’il a d’ailleurs lues en diagonale. Son but essentiel en ce qui concerne les « pionniers » de l’absinthe est de contrer ma démonstration visant à identifier la fameuse « Mère Henriod » - herboriste covasonne supposée avoir la première distillé un « extrait d’absinthe » - comme étant Suzanne-Marguerite Henriod (1756-1843). Pour détruire cette thèse audacieuse, tous les arguments lui sont bons, délestés de la rigueur qu’implique la recherche historique. Ainsi, je ne suis pas le « seul » (page 7) historien à avoir proposé un prénom pour la « Mère Henriod » comme on va le voir.

J. Kaeslin ne mentionne pas les livres de Marie-Claude Delahaye
 
Tout au long de cette première partie, J. Kaeslin suit fidèlement l’article déjà nommé de P.A Delachaux qui écrivait lui-même s’inspirer du manuscrit Souvenir et généalogie – hélas non daté mais publié entre 1893 et 1915 - de Paul-Gustave Petitpierre (Fonds Borel-Girard, Archives de l’État de Neuchâtel). Plus curieusement, J. Kaeslin ne mentionne pas les livres de Marie-Claude Delahaye. Les a-t-il consultés ou a-t-il été comme moi déconcerté par les multiples changements d’opinion de cet auteur ?
 
M.C Delahaye écrit en 1987 : « La version la plus classique est que le docteur Ordinaire tenait la formule de l’élixir d’absinthe de la mère Henriod elle-même et qu’il la propagea dans tout le Val-de-Travers. » (page 16 de L’Absinthe – Histoire de la Fée verte, Paris, Berger-Levrault). Elle ne prénomme donc pas à cette date la « mère Henriod » mais elle va proposer un récit différent en 1990 sans expliquer son changement d’avis : « La version la plus classique et la plus plausible est que le docteur Ordinaire tenait la formule de l’élixir d’absinthe des sœurs Henriod, elles-mêmes. Il conseillait l’élixir à ses malades et la propagea ainsi dans tout le Val-de-Travers. » (page 12 de L’Absinthe – Art et Histoire, Paris, Trame Way). Dont acte, néanmoins… nous ne sommes pas au bout de nos surprises puisqu’en 1992, Mme Delahaye revient à sa première hypothèse : « la mère Henriod inventa un élixir à base de plantes dont les malades se trouvaient bien » (Revue L’Absinthe, N°3 ; Maisons-Alfort, septembre 1992). Soit, exit les sœurs et retour à la case départ… toutefois il y a plus ! M.C Delahaye poursuit : « À la mort du Dr Ordinaire, sa gouvernante, Melle Grandpierre, vendit la formule de l’élixir au major Dubied ». Mon Dieu n’avait-elle pas soutenu en 1990 que c’étaient les « Demoiselles Henriod » qui avaient vendu la recette au même major (page 12 de Art et Histoire) ?

Dernière mise à jour : ( 07-01-2010 )
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