|

L’Opaline est une absinthe qui a été commissionnée à la distillerie suisse Artémisia (Angélique, Marianne, Clandestine, etc). Elle a été spécialement créée pour le marché français dans le but de rivaliser avec les meilleures herbacées. Objectif atteint ?
NEZ : Un anis fruité et un parfum frais citronné qui évoque la mélisse et la menthe. Arrière senteur de musc qui pourrait être de l’angélique. Très agréable.

COULEUR : Un vert clair jumeau de la Nouvelle-Orléans. Troublée, l’absinthe devient « citron vert » : comme toutes les absinthes suisse, l’Opaline trouble vite en nuages et non en arabesques comme les françaises.

BOUCHE : Végétale avec une pointe d’anis vert. L’hysope florale et le fenouil fruité donne de la rondeur immédiate avant qu’un cortège de plantes ne reprenne le relais. La plante d’absinthe se fait discrète, laissant l’honneur à une conjugaison d’arômes herbacés qui démontre une bonne harmonie. Un goût musqué qui rappelle un peu les gâteaux se retrouve en arrière bouche et pourrait être dû à la présence d’angélique, trop rare dans les absinthes modernes. L’amertume vient en dernier et s’installe doucement, dévoilant une bonne longueur en bouche, agréable. Pas de plante d’absinthe utilisée en coloration à priori, ou à peine (légère morsure sur la langue, mais rien de comparable à l’Angélique).

FINALE : L’amertume et le fenouil s’attardent sur les papilles, mais sans plus de développement.
EN BREF : Une absinthe herbacée qui va à l’essentiel, dotée d’un profil aromatique singulier qui a visiblement été élaboré pour rivaliser avec les meilleures absinthes aux plantes. L’arrière bouche musquée est un plus original (il faut y prêter attention), de même que le profil herbacé épuré, qui préfère la finesse à l’esbroufe. Le bon fenouil fruité donne du montant en toute discrétion, charpentant une bonne longueur en bouche. Une absinthe réussie qui rejoint les bonnes herbacées suisses (Prométhée, Duplais…), aussi accessible que ses modèles.

NOTE : La présentation de la bouteille est luxueuse : une petite gemme agrémente l’étiquette, elle-même ornée d’un poème d’Ernest Dowson. Le goulot est cacheté à la cire et, détail étonnant, le tampon représente une fleur de lys… Emblème de la gamme Jade (Edouard, Nouvelle Orléans…) !
Date de distillation : Octobre 2008
Date de sortie : Novembre 2008
|
Conseillé aux : Novices Amateurs Connaisseurs
Monsieur Santiago |
|