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Présent depuis plusieurs années avec une absinthe légale controversée (la Kubler à 57°), Yves Kubler a réagi immédiatement à la légalisation suisse de 2004 en proposant cette absinthe blanche, renouant ainsi avec l'esprit des vraies "bleues" et en la qualifiant de "véritable fée verte". Il ne s'avance pas trop hâtivement, cette absinthe se révélant effectivement très convaincante, élaborée traditonnellement à partir de plants d'absinthe locaux. |

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NEZ Des notes légèrement épicées et un anis discret donnent un parfum étonnant et singulier. Notes de fenouil et d'absinthe lointaines. TROUBLE Assez rapide : les premières gouttes d'eau suffisent pour troubler rapidement l'absinthe et développer ses arômes. Le trouble est franc et épais, la couleur, opaline. BOUCHE Diluée à 1.3. L'anis reste en arrière bien que présent. Une grande douceur émane vite pour calmer les notes légèrement épicées, et s'impose finalement, traduisant la présence probable d'hysope. L'absinthe arrive ensuite, de même qu'un fenouil discret. Le goût est assez plein et rond, plutôt typique des suisses clandestines bien que particulier, peut-être dû à la présence de coriandre. FINALE La Kubler 53 reste bien en bouche, bien davantage qu'une François Guy qui joue sur un terrain beaucoup plus anisé.
EN BREF La Kubler à 53° "Véritable Fée Verte" est très proche des ex-clandestines à taux d'alcool égal mais affirme une identité grâce à sa grande douceur qui rappelle vaguement la vanille. Son arôme est frais, vivifiant et conforme à ce qu'une absinthe suisse transparente délivre habituellement. Non sucrée, elle nécessite l'ajout d'un demi sucre. Un détour recommandé que l'on regrette de ne pas pouvoir acheter en France à cause d'un problème d'étiquetage.
Conseillé aux : Novices Amateurs Connaisseurs
L.-S. Rodriguez |
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