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La recette de cette absinthe est inscrite dans le "livre de raison" de Abram-Louis Perrenoud, père du fondateur de Pernod Fils, Henri-Louis (qui changea son nom en Pernod). Les quantités de plantes y sont exprimées en poignée, la quantité d'alcool, en "pots d'eau de vie". C'est succinct, et il a donc fallu l'expérience de Peter Verte et de David Nathan pour en livrer une interprétation solide. Absinthe documentaire, la 1797 fait le lien entre le breuvage médicinal initial et la première version de l'apéritif. |
| NEZ Herbal et fruité, chaleureux et généreux à l'ouverture de la bouteille. Une pointe citronnée notable due à la mélisse. Un parfum musqué légèrement épicé que l'on attribuerait bien à la coriandre, mais il n'y en a pas dans la recette ! Le nez est une véritable promenade dans une herboristerie. |

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TROUBLE La belle couleur verte se trouble lentement. Une fois trempée, l'absinthe ne sera pas très opaque mais restera très verte. |

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BOUCHE Diluée à 1.5 : Grande impression de fraîcheur et de verdure. On retrouve bien la mélisse citronnée conjuguée à une grande absinthe puissante qui aiguise les papilles et donne une sensation de sécheresse. Le fenouil se détecte plus qu'il ne se ressent. La balance est ainsi très déséquilibrée, allant volontiers vers "l'amertume" de la grande absinthe transcendée par le processus de distillation. Difficile de se passer de sucre avec cette absinthe brutale, un peu médicinale mais très herbacée ! |

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FINALE La grande absinthe et le fenouil restent en bouche, un peu comme dans l'Artisanale. |

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EN BREF Une absinthe chargée en saveurs herbacées fortes. La grande absinthe et la mélisse sont les grandes dominantes, rappelant en ce sens la balance de la Duplais France (moins extrème que celle de la 1797). Ce témoignage du temps passé est très particulier à apprécier et rompt avec les recettes historiques que nous connaissions jusqu'à présent. La recette succincte rend son interprétation nécessaire durant le processus de production, et donne à penser qu'une amélioration est possible (c'est d'ailleurs le premier essai). Telle quelle, cette première version de la 1797 reste passionnante au niveau documentaire et historique, mais l'agrément est victime d'une balance un peu monolithique et d'un léger manque de complexité aromatique. Un détour néanmoins obligé pour les absintheurs et une absinthe intéressante pour les novices qui chercheraient un produit léger en anis.
Notre conseil : à plus diluer (gare aux 75° !) et à sucrer davantage. La 1797 est une absinthe à apprivoiser au niveau des dosages ! |


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Conseillé aux : Novices Amateurs Connaisseurs
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FLACONNAGE Bouteille - La bouteille (50 cl) est de forme très classique. Etiquette - Dépouillée, sans fioritures, elle est au choix élégante ou à la limite de l'amateurisme. Bouchon - Le point faible de toutes les bouteilles produite chez Emile pernot : bouchon en fer à vis. Pour compenser, un cachet de cire l'aggrémente. A noter : le tampon est celui utilisé au XIXème par la distillerie ! En bref - Une bouteille simple dont l'étiquette aurait gagné à être plus soignée. |
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A noter : La 1797 "Essai 1" a été produite à 200 bouteilles. Elle a été commercialisée en Novembre 2006 et est aujourd'hui introuvable. |
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La Recette :
Extrait d'absinthe 18 bonbonnes d'eau de vie Une ceille de grande absinthe Une quantité correspondante de menthe 2 poignées de mélisse 2 poignées d'anis vert Autant de fenouil Du calamus
Couleur : Une poignée de petite absinthe Autant d'hysope |
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