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NEZ Déjà, le nez annonce un tourbillon de saveurs herbacées : les 72° laissent échapper avec parcimonie des senteurs de plantes desquelles l'anis semble absent. Une petite pointe de mélisse citronnée apparaît et un bon parfum d'absinthe.
TROUBLE La couleur naturelle est une grande réussite : le vert émeraude bénéficie d'un éclat formidable, unique. En ajoutant de l'eau, la Duplais se trouble profondément. La surprise, une fois les trois ou quatre volumes d'eau ajoutés lentement est de trouver une couleur verte aussi prononcée. Le plus beau vert troublé, assurément !
BOUCHE Diluée à 1.3. Avec l'eau, les parfums de plantes s'adoucissent. Les premières gorgées délivrent une sensation de fraîcheur herbacée suprenante. On est surpris de trouver l'anis aussi bien intégré aux autres arômes, il n'est pas du tout dissocié en attaque comme c'est souvent le cas ! Un excellent fenouil fruité soutient la grande absinthe qui s'impose de plus en plus. Quant à la mélisse utilisée dans la coloration, elle apporte un léger coté relevé, citronné et piquant dans une Duplais jeune. Elle s'estompe dans une Duplais agée de 8 mois et plus pour laisser la grande absinthe s'affirmer. Les arômes semblent jouer une partition parfaitement orchestrée tant l'on sent une homogénéité de plantes !
FINALE Le coté capiteux fenouil reste bien en bouche, en compagnie de la grande absinthe qui perdure très longtemps, surtout dans une Duplais agée.
EN BREF Une herbacée parfaitement balancée. Boisée, légèrement citronnée (dans sa jeunesse), elle propose un anis vert discret bien marié aux autres plantes et délivre une belle sensation de fraîcheur. Les 72° garantissent un développement aromatique marqué, racé et d'une grande subtilité. Elle est en plus visuellement, très impressionnante et cristallise tous les fantasmes sur l'absinthe. L'étoffe d'une grande.
A noter : Après huit mois, la Duplais acquiert une maturité qui la place qualitativement presque à la hauteur d'une Jade.
Conseillé aux : Novices Amateurs Connaisseurs
L.-S. Rodriguez |