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NEZ Suprenant et puissant : on songe au laurier, à la cardamone. Puis on se dit qu'on est finalement pas très loin du gingembre. Mais si l'on flaire une liqueur d'angélique, on trouve une indubitable ressemblance. C'est donc probablement l'angélique qui invite à la dégustation.
TROUBLE Un trouble laiteux, épais, digne d'une bonne absinthe suisse.
BOUCHE Diluée à 1.3. Après addition d'eau, l'anis, étonnamment discret au nez avant dilution, reprend enfin ses droits et chasse un peu le reste. En bouche, c'est à nouveau cette tempérance d'une angélique sur fenouil et anis qui surprend. On songe à l'arôme de la noix de muscade, au foin odorant. C'est doux, c'est charmeur et l'on se demande si la grande absinthe va enfin s'inviter ! C'est après la moitié du verre qu'elle arrive enfin, déposant son amertume parfumée sur la langue, sans insistance.
FINALE C'est l'amertume et le fenouil qui restent un peu... Puis s'en vont. Un manque de longueur certain par rapport à d'autres suisses peut-être plus brutales.
EN BREF De la douceur et de la mesure ! La dominante d'angélique calme beaucoup les autres arômes, apportant légèreté et subtilité. On est loin des blanches "qui déménagent" comme la Duvallon, la Blanchette ou même une Clandestine Suisse. Ici, tout n'est que luxe, calme et volupté. Attention cependant, certains absintheurs pourraient confondre cette douceur avec un manque de caractère. Aussi, il faut la savourer avec beaucoup d'attention, au calme justement !
Conseillé aux : Novices Amateurs Connaisseurs
L.-S. Rodriguez |