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NEZ L'anis vert vient en premier, bientôt mêlé à des parfums de plantes qui dégagent une impression de fraîcheur mentholée.
TROUBLE La couleur est vert clair. Elle trouble joliment et de manière épaisse sur un vert encore plus clair.
BOUCHE Diluée à 1.3. C'est une absinthe qui vieilli très bien. Nous l'avions gouté la première fois un peu trop jeune : ses aromes accusaient un peu moins de force. Quelques mois après ouverture, son caractère est affirmé : un équilibre anis vert/fenouil chaleureux et fruité, orchestré par un cortège floral doux et enjoleur. L'impression de fraîcheur du nez se retrouve en bouche. Des notes savoureuse donnent beaucoup de douceur et un moëlleux qui en fait son originalité. Les arômes semblent perpétuellement filer en avant. L'unification herbale présente dans l'Edouard ou la Nouvelle Orléans se retrouvent moins ici, mais l'aspect "cocktail de plantes" que l'on trouve souvent dans les absinthes historiques se sent bien.
FINALE L'amertume s'installe très lentement. Les plus patients auront la surprise de sentir le fenouil revenir longtemps après la fin de la dégustation. Etonnante longueur en bouche !
EN BREF Encore un coup de maître pour Ted Breaux qui propose une absinthe très charmeuse. La balance des plantes est soignée bien que la dominante soit anisée et le moëlleux donne de l'originalité et de la douceur au developpement. La Verte Suisse est une absinthe très suprenante : moins frontale que la Nouvelle Orléans et l'Edouard, elle prend le temps de jouer avec ses arômes.
Conseillé aux : Novices Amateurs Connaisseurs
L.-S. Rodriguez
Date de sortie : Juin 2006
Disponibles sur le marché européen depuis un an, la Verte Suisse et l'Edouard sont arrivées en France en Juillet 2006. Leur format d'origine (75 cl) a été revu (50 cl) puisque les bouteilles de 75 cl en France sont réservées au vin. |